[POINT DE VUE] « Propositions de Sortie de Crise institutionnelle en Côte d’Ivoire » par Marcel AKA

[POINT DE VUE] « Propositions de Sortie de Crise institutionnelle en Côte d’Ivoire » par Marcel AKA

#marcelaka #pointd vue #cotedivoirelyon #sortiedecrise A tous les Démocrates du Monde
Je voudrais en prélude à mes analyses sur la sortie de crise en Côte d’Ivoire après y avoir séjourné du 18 Janvier au 1 Mars 2021, vous remercier de la mobilisation sur le tard de ce beau pays où couve une grave crise, plus grave que celles de 1999, 2002, 2004, Avril 2010, 2015 et en fin 2020 si rien n’est fait.

Nous avons plus que hier, l’obligation d’organiser un grand débat national autour des points qui font l’unanimité pour avoir eu à confronter mes opinions à celles de la plupart de ceux avec lesquels j’ai sillonné le pays, de plusieurs couches culturelles et sociales, à commencer par les points suivants qui demeurent les premières préoccupations de nos compatriotes, tels :

– La libération de tous les détenus politique sans lesquels aucune action politique, économique ne sera concrète,

– La mise en place d’une structure indépendante dans laquelle tous les partis politiques seront représentés pour permettre à tous les exilés de regagner leur Côte d’Ivoire,

– La libération des forêts et des terres occupées par des allogènes arrivés au cours des différentes crises depuis seulement 1999 avec un délai d’exploitation négocié qui n’excède pas une décennie avec les propriétaires terriens parce qu’ils en existent, l’Etat et une structure indépendante,

– L’instauration d’une autorité indépendante comme un Conseil d’Etat devant laquelle les demandes de naturalisation doivent être transmises, analysées et validées avant d’être renvoyées au Ministère de la famille et de l’intégration pour leur promulgation au journal officiel,

– La libre circulation des personnes et des biens des pays membres de la CDEAO étendue aux pays de l’Afrique Centrale Francophone.

– La libération totale des médias de l’Etat,

– La Confirmation par un décret Présidentiel après avis du Conseil Constitutionnel de toutes les élections organisées,

– Le décret Présidentiel mettant fin au mandat de la CEI,

– Le recensement de tous les bacheliers sans activité depuis 5 ans et des sans emploi depuis les différentes crises,

– La relance de la formation professionnelle technique et industrielle dans les chefs lieu de région,

– La suspension des recrutements et celle de tous les concours de la fonction publique,

– La réhabilitation des routes et leurs sécurisations avec le redéploiement des patrouilles de la gendarmerie et de la police entre les villes et leur chef de région,

– La suspension de toute augmentation salariale dans la fonction publique,

– La publication d’une décision présidentielle exécutoire et sanctionnant ceux qui ne l’appliqueraient pas, des prix à la baisse des denrées de premières nécessités,

-La réhabilitation des postes de gendarmerie et de police, gage de bon fonctionnement des services de surveillance du territoire.

-Le recrutement des cadres de postes de grande responsabilité administrative par voie de concours pour la mise en place et en forme des relances dans les secteurs vitaux de l’administration pour ne citer que ces points.

Notre pays quoi qu’on dise a traversé des grandes crises qui demeurent malgré la volonté des gouvernants qui doivent redoubler de vigilance et de travail dans les fonctions qu’ils occupent.
Aucune complaisance ne doit être tolérée car aucun pays ayant connu de telles crises, violentes qu’elles ont été n’en ait sorti affaibli.

La Côte d’Ivoire ne sortira de ces marasmes que lorsque les recommandations de ces enfants éparpillés par dans le monde seront examinées et des solutions appropriées trouvées et appliquées.

Il convient effectivement de signaler ici qu’au niveau de la sécurité, des efforts ont été accomplis car j’ai circulé à Abidjan comme à l’intérieur du pays sans être interpellé et inquiété.

La population a malgré ces signes d’apaisement, des problèmes à se nourrir, l’argent ne circulant pas suffisamment.
« Une économie sans une circulation des devises et des échanges ne peut prospérer car pour que l’argent travaille, il faut qu’il circule ; c’est en circulant qu’il fait travailler les différentes couches de l’économie. »

La pauvreté qui gagne du terrain se lit sur le village des ivoiriens, de l’aéroport en passant par les marchés et dans les foyers où le chef de famille a de la peine pour boucler les fins de mois si bien qu’un seul repas suffira pour un foyer moyen, soit un couple et ses 4 enfants.

Par manque de liquidité à la rentrée scolaire, un père de famille qui a eu la gentillesse de m’inviter durant mon séjour n’a pas réussi à scolariser deux de ses enfants, un garçon qui devait reprendre la 3ème après un échec au BEPC et l’une de ses filles qui devait faire sa deuxième année universitaire, réservant ainsi le peu d’argent qu’il recevrait de la vente de sa production cacaoyère aux plus jeunes, les moins avancés dans les études, CM2 , CE2 , et CP1..

Dans la région du GOH, non loin de Oumé, à Gabia et Dougba Est, des gisements miniers ont été découverts et devaient être exploités après les discutions et l’indemnisation des propriétaires terriens suite à la destruction de leur terre ; des pourparlers ont été engagés ; aucun propriétaire n’a perçu un droit financier coutumier puisque des difficultés ont apparu au début des pourparlers, l’exploitation des gisements étant actuellement effective.

A Bonikro, à 5km de Gabia, un village dans la Préfecture de Oumé où une autre exploitation minière mise en place depuis bientôt 15 ans, sensée absorber les jeunes de la région fait plutôt appel aux allogènes.

Certains de ces allogènes désœuvrés pour ne pas avoir été retenus dans ces structures puisqu’il y en a deux, une à Doka et l’autre à Gabia ont envahi les forêts de Dougba et Gabia, à la recherche de l’or si bien que les terres exploitées par nos parents sont aujourd’hui en lambeaux au su et au vue des autorités étatiques.

A Oumé, des terrains lotis et attribués par l’autorité compétente ont été arrachés aux ayants droit et réattribués à d’autres sans avoir eu à donner des délais pour carence d’occupation ou de construction.

Dans certains établissements primaires de la région, les instituteurs continuent de demander aux élèves de leur ramener en début de semaine en général, qui du fagot, qui de l’eau, qui de la banane.
Ces recommandations émanent elles du Ministère de l’Enseignement ou sont-elles académique !

Je voudrais terminer mes propos en renouvelant ici ma confiance à tous les démocrates ivoiriens, à tous ceux qui œuvrent dans la discrétion pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire sans oublier les enfants, les filles, les femmes, les hommes, vieux et jeunes de toutes confessions et religions.
Aux gouvernants malgré la pléthore des postes ministériels, je souhaite courage dans leur différente fonction.
Il est de leur devoir de s’approprier les devoirs de vision, d’écoute, de compréhension, d’analyse pour le bon diagnostic afin que la bonne gestion quotidienne de leur devoir régalien soit effective.

Je prie Le Seigneur enfin qu’il fasse pour que règnent entre nous, la concorde et la paix retrouvée.
Ensemble, tout devient possible.

Marcel AKA (Lyon)

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La Rédaction

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