A la fois humanisé et nourricier, domestiqué et mis à distance, dompté par la force ou doté de pouvoirs inquiétants, l’animal ne nourrit pas seulement l’estomac de l’homme, mais aussi ses affects et son imagination. Particulièrement en Afrique, les relations à l’animal sont multiples mais à chaque fois sociales, donnant lieu aussi bien à des manières de voisiner au quotidien qu’à des procédures rituelles variées, entre paroles mouvantes et objets chimériques.

Ce colloque international, organisé par le Musée des Confluences et le Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques de l’Université Lumière Lyon 2, questionnera le paradoxe qui veut que l’animal africain soit si souvent humanisé pour mieux être mangé, intégré à des objets, naturalisé, ou pris dans des imaginaires de la sauvagerie.
Il est proche et lointain, double de l’homme et figure de l’altérité la plus forte. Il apparaît comme cannibalisé.

En donnant la parole à des chercheurs, des artistes, des professionnels de musées, de parcs zoologiques et de réserves naturelles, il s’agit de mettre en perspective historique, sociale et culturelle les relations homme-animal dans le contexte de l’Afrique contemporaine et de la mondialisation. Usages locaux et circulations internationales des animaux (dans les musées et les zoos occidentaux) ou des imaginaires seront interrogés de manière pluridisciplinaire, à partir d’images, de paroles et d’objets partagés.

Vendredi 2 octobre 2009
Grand Amphithéâtre du Quai des savoirs de Lyon
18, quai Claude Bernard – 69007 Lyon

En savoir plus : http://www.museedesconfluences.fr/musee/conferences_colloques/colloques/2009_festins_afrique/index.php

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