[POINT DE VUE] « Nos traditions, un patrimoine matériel et immatériel universel partagé… » par ONYESHA AFRICA

[POINT DE VUE] « Nos traditions, un patrimoine matériel et immatériel universel partagé… » par ONYESHA AFRICA

Née en 1852 d’une tradition religieuse, la fête des lumières à Lyon, est devenue une fête laïque. Selon l’histoire, les édiles et conseillers de la ville, face aux épidémies qui ravageaient la région, demandèrent à la Vierge Marie de les épargner et promirent en retour d’y faire un pèlerinage annuel. Ce vœu fut honoré le 8 décembre 1852, par l’installation de la statue de Marie sur la colline de la Fourvière. Les lyonnais déposèrent spontanément une bougie à leurs fenêtres et toute la ville fut illuminée. Ce soir-là, une véritable fête est née. À partir de 1989, un véritable plan « Lumière » de paysage nocturne urbain a été mis en place et depuis 1999, la fête s’est transformée pour devenir un important rendez-vous culturel de sons et lumières.
Cette tradition lyonnaise rappelle deux fêtes traditionnelles au Bénin: le Donkourou chez les Baatonu au nord et le Festival des lumières Gakpezogbin de Gogotinkpon au sud.
Les Baatonu célèbrent le Donkourou: fête du feu qui coïncide avec la récolte de l’igname à la fin de chaque année. A cette occasion les populations remercient les dieux pour leurs protections et demandent la bénédiction pour la nouvelle année avec des offrandes expiatoires, sacrifices et réjouissances. Sur la place des cérémonies, les dignitaires et la population lancent les cérémonies un feu sacré en paille qui est jeté avec des incantations en direction du couchant, afin que le soleil emporte les malédictions. Le prêtre révèle les prédictions et indications des dieux et s’ensuit la cérémonie de purification avec l’eau sacrée.
C’est une occasion de découvertes historique, culturelle, gastronomique du Nord du Bénin avec des danses, chants, liesses populaires, visites au roi et diverses autres activités qui meublent l’événement.
Sur les rives du Lac Ahémé, le Festival des lumières Gbakpézogbin célèbre chaque année une pratique ancienne de familles chrétiennes autour de Noël en pérennisant les traditions ancestrales d’éclairage des maisons, places publiques, et lieux divinisés. Un composé d’une mèche en coton enroulée autour d’une tige placée au milieu d’une demi papaye remplie d’huile de palme éclaire tout le village. Les enfants se regroupent autour de ces lumières devant chaque concession ou dans les cours des maisons pour s’amuser et fêter. Plusieurs activités sont proposées: caravane des lumières, soirée de conté, excursion sur le lac, pique nique, jeux, retraite au flambeaux, etc.
L’association ONYESHA AFRICA félicite et encourage les acteurs de ces différents événements et travaille à la valorisation et la promotion des initiatives issues d’Afrique

Communication ONYESHA AFRICA; (2023).

Crédit photos: Fête des Lumières à Lyon (ONYESHA AFRICA), Fête du Donkourou (Site internet Visiter le Bénin) et Festival Gakpézogbin à Gogotinkpon (Dieudonné METONOU).

La Rédaction

Depuis plus de 25 ans le site « ekodafrik.net » édite une information exclusive dédiée à l’OUVERTURE VERS LES CULTURES afro de Lyon et son agglomération.

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