[IMMIGRATION] – Un an après la circulaire Retailleau, les régularisations en chute libre – Une baisse de 42 % des délivrances de titres de séjour sur les 9 premiers mois de l’année 2025

[IMMIGRATION] – Un an après la circulaire Retailleau, les régularisations en chute libre – Une baisse de 42 % des délivrances de titres de séjour sur les 9 premiers mois de l’année 2025

Le durcissement des critères de l’admission exceptionnelle au séjour a provoqué une baisse de 42 % des délivrances de titres de séjour sur les neuf premiers mois de l’année.

Un an s’est écoulé depuis que Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025, a impulsé un durcissement de la politique de régularisation, notamment à travers une circulaire de janvier. Ce texte, sorte de vade-mecum à l’attention des préfets, conditionne l’admission exceptionnelle au séjour à sept ans de présence sur le territoire, la certification d’une maîtrise du français, l’absence de tout élément tendant à constituer une menace à l’ordre public, ou encore l’absence d’une OQTF préalable. Il abroge la circulaire de 2012, dite Valls, et les critères de régularisation, plus ouverts et précis, qui prévalaient jusque-là. La régularisation « doit demeurer une voie exceptionnelle », rappelait le patron du parti Les Républicains dans sa circulaire. Le message a été parfaitement reçu !

  • Entre janvier et septembre, 11.012 titres de séjour ont été délivrés à des étrangers au titre de l’admission exceptionnelle au séjour (AES), contre 19.001 sur la même période de 2024.
  • Au cours des neuf premiers mois de l’année, les préfectures ont ainsi délivré 2.653 titres de séjour AES « économiques » (-54 %) et 3.923 titres « vie privée et familiale » (-58 %). Les titres délivrés à d’anciens mineurs non accompagnés ont été les seuls à augmenter (+12%), passant de 3.081 à 3.454, selon le ministère.
  • Seuls 666 titres de séjour ont été délivrés au cours de cette période au motif des « métiers en tension », l’autre promesse de la stratégie gouvernementale.

« D’une manière globale, en 2024, si la part des titres en primo-délivrance délivrés en France au titre de l’AES représentait 10,9 % des titres délivrés par les préfectures, elle ne représente plus que 6,5 % des titres en primo-délivrance en 2025 », précise le ministère.

Le tour de vis donné par Bruno Retailleau, qui constituait une refonte de la « circulaire Valls » en vigueur depuis 2012, avait été vivement dénoncé par les associations d’aide aux étrangers et le monde économique avait appelé à la modération.

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