[ENQUETE] Capgemini, Entreprise de services du numérique française, a décroché des contrats pour l’ICE, la police anti-immigration américaine – Identification et localisation des étrangers – Plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d’argent
![[ENQUETE] Capgemini, Entreprise de services du numérique française, a décroché des contrats pour l’ICE, la police anti-immigration américaine – Identification et localisation des étrangers – Plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d’argent](https://echosdafrique.net/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-27-231927.jpg)
Connue sous l’acronyme « ICE », les agents armés et suréquipés de la police fédérale de l’immigration mènent de vastes opérations pour arrêter et expulser les migrants. L’un des outils à leur disposition a été développé par une entreprise française, Capgemini, selon l’enquête de L’Œil du 20 heures. Le champion français des services informatiques a une filiale américaine installée près de Washington.
Celle-ci travaille avec plusieurs agences gouvernementales dont le département de la Sécurité intérieure. Pour l’ICE, Capgemini gère par exemple un standard téléphonique réservé aux victimes de crimes commis par des étrangers. Une création de Donald Trump.
Mais en novembre, le groupe français a répondu à un nouvel appel d’offres, cette fois pour identifier et localiser des étrangers. Cela s’appelle du skip-tracing, et une urgence pour l’ICE. Capgemini rafle la plus grosse part du marché, avec jusqu’à 365 millions de dollars à la clé. C’est écrit noir sur blanc : plus la société française localisera de migrants, plus elle pourra empocher d’argent. Les bonus financiers, en effet, sont basés sur le taux de réussite dans la vérification des adresses des étrangers.
Le groupe français a mentionné publiquement, ce type de partenariat sur son site internet : « Capgemini travaille étroitement pour aider à réduire les délais et les coûts dans l’expulsion de tous les étrangers illégaux des Etats-Unis ». Mais l’article a ensuite disparu, comme l’a repéré l’Observatoire des multinationales (Nouvelle fenêtre).

