[ELECTIONS MUNICIPALES 2026] Une exclusion racialisée – Une étude du CRAN dénonce la sous-représentation des personnes noires dans les conseils municipaux
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Une étude inédite du Conseil représentatif des associations noires de France CRAN, dénonce la sous-représentation des élus noirs dans les conseils municipaux des grandes villes de France, soulevant des questions sur la diversité dans les futurs conseils municipaux.
L’enquête nationale sur les élus noirs dans les conseils municipaux propose un classement des villes en fonction de la diversité de leur conseil municipal, à quelques semaines des élections municipales.
L’étude porte sur 51 grandes villes française et se base exclusivement sur des données publiques. Parmi les plus mauvaises élèves, des villes comme Marseille, Lyon, Grenoble ou encore Bordeaux. À Lyon ou à Grenoble, il n’y aucun élu noir au conseil municipal, un seul à Bordeaux.
« Dans ces grandes agglomérations, ne pas voir ces populations avoir le pouvoir, c’est les exclure de fait de la société » Nassurdine Haidari, président du CRAN.
Cette étude a mesuré « de manière systématique la représentation des élus noirs au sein des conseils municipaux, non seulement en termes de présence, mais surtout en termes d’accès effectif aux responsabilités ». Ce n’est pas seulement une « approche quantitative ».
L’étude analyse « la nature réelle du pouvoir exercé ». À Paris, on ne compte que deux adjoints noirs, un seul à Nice, à Nantes ou encore à Strasbourg. Marseille ne compte aucun élu noir qui soit adjoint au maire, précise le rapport. À Toulon, Nîmes, Aix-en-Provence ou encore Perpignan, Mulhouse, Cannes ou Amiens, il n’y aucun élu noir. Le CRAN dénonce « une exclusion complète du champ politique municipal » de la population noire de France, un manque de représentativité
Dans les villes citées dirigées par la gauche et les écologistes, comme Marseille, Lyon, Grenoble ou encore Bordeaux, Nassurdine Haidari pointe un grand écart entre les discours politiques qui prônent la diversité et la réalité.
« C’est vrai qu’aujourd’hui, quand on est dans des hémicycles, ce sont plutôt des personnes de couleur blanche et des personnes d’un certain statut. Il faudrait que dans les hémicycles, il y ait une certaine pluralité. C’est aux partis aujourd’hui de faire la place » Nouriati Djambae, conseillère municipale. Selon l’étude du CRAN, il y a « un verrouillage volontaire et systémique de l’exécutif municipal », ce qui représente « une double trahison de la devise républicaine ».

