[ #JIDF2026 ] Portrait – Wangari MUTA MAATHAI 🇰🇪 militante politique et écologiste Prix Nobel de la paix en 2004, une école de Lyon porte son nom
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Surnommée la femme qui plantait des arbres, Wangari Muta Maathai est une biologiste Kényane, professeure d’anatomie en médecine vétérinaire, militante politique et écologiste.
Elevée dans les White Highlands au centre du Kenya, en 1959 elle obtient son baccalauréat et en 1960 puis une bourse du Students Airlifts Programme. Cette bourse, permet à des étudiants kényans de terminer leurs études dans des universités américaines.
Elle devient en 1964, la première femme d’Afrique de l’Est à obtenir une licence en biologie puis un doctorat au Mount Saint Scholastica College à Atchison, dans le Kansas. Elle poursuit ses études à Pittsburgh en Pennsylvanie jusqu’en 1966. Elle retourne chez elle pour une brève période, avant de s’envoler pour l’Allemagne, où elle obtient un emploi à l’université de Munich.
Elle rejoint ensuite l’Université de Nairobi pour travailler en médecine vétérinaire comme assistante de recherche auprès du Professeur Reinhold Hofmann et y obtient, en 1971, son Ph.D. (doctorat).
Elle enseigne dès lors l’anatomie vétérinaire et devient par la suite doyenne de la faculté. En 2002, elle est professeure invitée au Global Institute of Sustainable Forestry de l’université Yale.
Wangari Maathai fonde en 1977 le « Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement) », en réaction au phénomène de déforestation et d’érosion des sols, en étroite collaboration avec les femmes des villages kényans.
Elle commence par planter sept arbres le jour de la Terre, en l’honneur des femmes engagées dans le mouvement environnementaliste kényan. Les femmes sont ensuite placées au centre du processus, et le sont encore aujourd’hui, restant responsables de la gestion de leurs plantations. Ce mouvement a permis de planter plus de cinquante millions d’arbres.
Elle est active aussi bien dans le domaine de l’environnement que dans celui des droits des femmes. Sous la présidence de Daniel Arap Moi, elle est emprisonnée plusieurs fois (en 1991, elle est libérée sous caution grâce au soutien d’Amnesty International) et violemment attaquée pour avoir demandé des élections multipartites, la fin de la corruption et de la politique tribale.
Sa renommée mondiale est acquise lors de son opposition au projet d’une construction de la maison luxueuse d’Arap Moi, projet abandonné grâce à son action. La construction de cette propriété impliquait d’abattre des arbres sur plusieurs acres de terre.
Elle est élue au parlement kényan en décembre 2002, avec 98 % des voix. En janvier 2003, elle est nommée Ministre-adjointe à l’Environnement, aux Ressources naturelles et à la faune sauvage. Un an plus tard, elle reçoit le prix Nobel de la paix et fonde une ONG de femmes contre la déforestation.
Le 8 octobre 2004, elle reçoit le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » à la suite de son engagement contre la déforestation du Kenya. C’est la première femme africaine à recevoir cette distinction
Elle incite l’Afrique à « ignorer le modèle des pays occidentaux » pour trouver des voies vertes de développement
Elle meurt le 25 septembre 2011 à l’hôpital de Nairobi, à la suite d’un cancer. Son corps est mis dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu’elle avait faite à sa famille de ne pas couper d’arbre pour fabriquer son cercueil

Ecole élémentaire Wangari Maathai
10 rue Croix-Barret – 69007 Lyon
https://www.lyon.fr/lieu/ecoles-elementaires-publiques/ecole-elementaire-wangari-maathai


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