[BUSINESS] Comme tout projet de grande envergure il faut de la patience avec la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine ZLECAF – Bonny Wann – Financial Ivoire

[BUSINESS] Comme tout projet de grande envergure il faut de la patience avec la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine ZLECAF – Bonny Wann – Financial Ivoire

Ratifiée par les 54 pays Africains, sauf l’Érythrée, entrée en vigueur le 1er janvier 2021, la ZLECAF (Zone de Libre-Echange Continentale Africaine) est une initiative portée par des arguments politiques, économiques, panafricains et surtout de souveraineté. Il s’agit de privilégier les productions du continent, d’encourager l’industrialisation et de favoriser l’intégration Africaine.

Pourtant les obstacles semblent encore nombreux pour donner une consistance à cette zone, des monnaies différentes, l’intégration régionale même est souvent difficile qu’en sera-t-il d’une intégration Africaine et surtout des économies très inégalitaires d’un pays à un autre. On demande au Burundi (4383 millions d’euros de PIB) d’ouvrir son marché à 97% soit au même niveau que le Nigeria (173411 millions d’euros de PIB) qui a un PIB (produit intérieur brut) 39 fois supérieur à celui du Burundi.

Ceci étant c’est tout à fait normal, l’Afrique est un continent en chantier et ce genre d’initiatives dépendent en majeure parties d’infrastructures logistiques et technologiques. L’Afrique ne dispose que de 0,1% des connections ferroviaire intra-africaines, 98% des lignes maritimes qui desservent l’Afrique appartiennent à des entreprises étrangères.

Il nous faut de la patience car les textes de la Zlecaf même disent que la baisse des tarifs s’étend sur 10 ans minimum.

Pour en savoir +

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[BUSINESS] Like any large-scale project, patience is essential with the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) – Bonny Wann – Financial Ivoire

Ratified by 54 African countries—every nation except Eritrea—and in force since January 1, 2021, the AfCFTA is driven by political, economic, pan-African and, above all, sovereignty-based arguments. Its aim is to prioritize production within the continent, encourage industrialization and foster African integration.

Yet many obstacles remain before this zone can take full shape: multiple currencies, the fact that even regional integration is often difficult, and above all, economies that vary widely from one country to another. For example, Burundi (GDP €4.383 billion) is expected to open 97 % of its market, the same level as Nigeria (GDP €173.411 billion), whose economy is 39 times larger.

That said, this is to be expected. Africa is a continent under construction, and such initiatives depend largely on logistical and technological infrastructure. The continent has only 0.1 % of intra-African rail connections, and 98 % of the maritime routes serving Africa are owned by foreign companies.

Patience is key, since the AfCFTA’s own texts state that tariff reductions will take at least ten years.

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