Comment se comporter sur les réseaux sociaux lorsqu’on est volontaire dans une ONG en Afrique ? Comment éviter de véhiculer des stéréotypes ? Le fond d’assistance international des étudiants et chercheurs norvégiens (SAIH) a la réponse. Dans un petit guide récemment publié sur internet, l’organisation met en garde contre les clichés du « white savior » ou « sauveur blanc » avec humour.

Le cliché ou le complexe du « sauveur blanc », c’est cette idée selon laquelle de jeunes européens ou américains viennent en Afrique faire du travail humanitaire pendant leurs vacances, et aiment à se représenter en train de le faire. Selon les étudiants norvégiens membres de la SAIH, cela s’exprime aujourd’hui principalement sur les réseaux sociaux, ou les « volontouristes » comme ils les appellent, publient des photos d’eux au milieu d’enfants rachitiques, dans des écoles et des hôpitaux sur le continent.

Alors si c’est souvent fait avec les meilleures intentions du monde, l’organisation norvégienne met en garde contre des dérives, et donne des conseils : demander la permission avant de prendre quelqu’un en photo et de la publier sur les réseaux sociaux, éviter les hashtags tels que #SaveTheWorld (sauver le monde), se demander si on aimerait être pris en photo dans une situation similaire… etc…

Le tourisme de la pauvreté

Dans une vidéo publiée (voir ci-dessous) en même temps que le guide, on peut voir une jeune femme arriver en Afrique, portant minishort et décolleté plongeant, engagée dans une véritable course à la mention j’aime sur Facebook, sans faire aucun effort pour comprendre la culture. La video conclut : « La souffrance obtient plus de likes ».

Lire l’article en entier sur RFI : http://www.rfi.fr/afrique/20171214-afrique-humanitaire-reseaux-sociaux-tourisme-pauvrete

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