« Bien-sûr, ça fera grincer dans les chaumières, parce que les moeurs sont différentes, que les pratiques pastorales peuvent surprendre parfois.
Mais tout comme les Pères blancs s’adaptèrent à leur milieu en y restant vingt, trente ou quarante ans, ces « pères noirs » s’adapteront à leur bocage en y demeurant vingt, trente ou quarante ans.
Il y a urgence.
Pour donner un exemple, Monseigneur Brac de La Perrière (nommé évêque de Lyon en 2003, alors plus jeune évêque de France, ndlr), actuel évêque de Nevers, gouverne un diocèse où il ne reste plus qu’une vingtaine de prêtres en activité.

Lorsqu’il atteindra 75 ans et quittera son diocèse, s’il n’a pas pu inverser la vapeur, il sera … le dernier évêque de Nevers…
Pas de prêtres, pas de diocèse.
Alors il faut sans doute oser non pas seulement faire venir des étrangers comme vicaires de paroisse, mais comme recteurs de séminaires et vicaires épiscopaux ou comme évêques.
La France est terre de mission.
Assumons-le ! »

Gabriel Privat :
http://gabrielprivat78.wordpress.com/2014/07/24/a-quand-des-eveques-noirs/