Après le drame survenu le mardi 26 juillet, en l’église Saint-Etienne-du-Rouvray, il nous paraît impératif de ne pas se laisser aller à la résignation mais d’agir ensemble dans un esprit de paix, hommes et femmes de confessions différentes, citoyens et citoyennes de bonne volonté. Notre réponse collective au dernier attentat sera donc une Marche de la fraternité. Elle se déroulera à Lyon, samedi 30 juillet, à partir de 15H, entre la place Carnot et la place Bellecour.

A l’origine de cet événement se trouvent plusieurs organisations lyonnaises, confessionnelles ou non-confessionnelle :

  • Les Alternatives catholiques, association de jeunes laïcs catholiques proposant des conférences et des débats autour des questions de société et d’actualité, organisatrice de plusieurs activités réunissant catholiques et musulmans ;
  • Gibraltar, association de laïcs musulmans dont la vocation est de promouvoir les valeurs d’humanisme, de paix, d’échange et d’excellence que véhicule la religion musulmane ;
  • Les Cités d’Or, mouvement non-confessionnel d’éducation populaire proposant des formations « compétences humaines fondamentales » et des auditions publiques confrontant jeunes citoyens et personnalités de premier plan.

Les buts principaux de la Marche sont les suivants :
1) Dire notre attachement à la fraternité comme horizon commun et comme pratique au quotidien
2) S’opposer à l’interprétation de ceux qui affirment que « nous entrons inéluctablement dans une guerre de religions » ;
3) Affirmer le refus absolu de tout amalgame entre « musulmans » et « terroristes » et affirmer que les musulmans détiennent les ressources internes pour vaincre l’idéologie mortifère qui cherche à mettre la main sur l’Islam ;
4) Affirmer notre conviction que le projet d’une République fraternelle s’alimentera de la reconnaissance de la contribution singulière de tous – non-croyants et croyants de confessions différentes, Français issus d’Europe et Français issus du monde – et non du reniement par chacun de sa sensibilité et de son histoire ;
6) Demander un débat public et citoyen sur le sens et les effets des actions militaires et économiques mises en œuvre en notre nom pour lutter contre les désordres du monde.

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