Parmi les lauréats 2017 de la fondation pour la vocation, Grâce ANDRIANJATOVO, 22 ans, est une bassoniste talentueuse du CNSMD (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon). Grâce à la bourse de la fondation, elle va pouvoir s’acheter un basson professionnel et tenter les concours d’orchestre.
« Je commence le piano à six ans au Conservatoire de Toulouse. A huit ans, c’est dans un atelier de découvertes des instruments que je rencontre le basson.
En 2014, j’intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon (CNSMD). La vie hors du cocon familial est difficile et la concurrence est rude alors je me bats, je travaille dur, et ça paye ! Après avoir gagné des concours d’orchestre de jeunes, mes professeurs me conseillent de changer d’instrument. Je sais qu’il le faut si je veux devenir musicienne professionnelle mais sans argent, c’est mission impossible. A la fin de ma dernière année de premier cycle à Lyon, je tente le concours d’entrée à la Hochschule de Sarrebruck et j’y suis admise ! Je suis aux anges. La vie musicale à Sarrebruck est très épanouissante, je suis même invitée à jouer avec l’orchestre de la Radio de Saarbrücken. Cependant mon basson fait trop de bruit et si je ne réussis pas à trouver les financements pour en trouver un de meilleure facture, je perdrai ma place dans l’orchestre. En m’octroyant une bourse, la Fondation me donne le coup de pouce qui me manquait. Avec un nouvel instrument, je vais pouvoir tenter de nombreux concours et jouer avec l’orchestre. »

A propos de La Fondation pour la Vocation : Créée en 1960 par Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, la fondation est actuellement présidée par sa fille, Elisabeth Badinter. Depuis 58 ans, 1532 lauréats ont été soutenus à travers plus de 100 vocations.
« Dans une société laïque et hédoniste, avoir une “vocation” peut sembler déplacé. Pourtant c’est toute la société qui s’enrichit de celui ou celle qui l’éprouve, car il fait avec cœur ce qui le remplit. Qu’il soit marionnettiste, agriculteur, cancérologue, funambule ou musicien, il donnera le meilleur de lui-même. Favoriser une vocation, c’est permettre aussi l’éclosion des talents et d’une élite professionnelle qui ne doit sa réussite qu’à elle-même. Nous devons donc encourager tous les projets issus de cette passion, y compris les plus originaux. Parfois ils peuvent changer le cours des choses. » rappelle Elisabeth Badinter
www.fondationvocation.org