Azzedine Alaïa naît à Tunis un 26 février dans les années 1940 de parents agriculteurs d’origine espagnole qui finiront par se séparer. Il passe une jeunesse heureuse et fréquente assidument le cinéma Ciné Soir de Tunis.
C’est la fin de la guerre d’Algérie, Azzedine Alaïa arrive à Paris
Pour apprendre professionnellement son métier de tailleur, Azzedine Alaïa part travailler durant deux ans chez Guy Laroche qui disposait d’un véritable atelier de couture et aide Thierry Mugler, qui lui fera rencontrer Izet Curi.

Il réalise sa première collection pour le compte du chausseur Charles Jourdan, une petite collection de prêt-à-porter décorée de pièces métalliques, d’œillets et de zip : la plupart des acheteurs n’aiment pas, qualifiant celle-ci de «sadomasochiste»

En quelques décennies, Azzedine Alaïa est devenu un symbole, une «légende», et un créateur adulé par les fashionistas du monde entier pour ses robes ultramoulantes. Azzedine Alaïa est un «styliste» au sens théorique de «créateur de vêtements dédiés au prêt-à-porter», mais qui dessine très peu parce qu’«une femme ne peut s’habiller d’un dessin», préférant «sculpter» les vêtements sur ses mannequins. Laurence Benaïm précise qu’«il dessine peu. Colle dans un cahier secret ses croquis sur papier calque pour garder «l’idée». Elle précise qu’il «trace les fils, règle les toiles, […] aime couper, coudre et découdre». «Styliste» aussi en opposition symbolique au «couturier» ou «grand couturier» qui en France concerne une profession liée au sur mesure et à la haute couture, appellation très restrictive. Pourtant, Azzedine Alaïa souligne : «Je suis couturier ! Certainement pas styliste.» Ce que confirme Olivier Saillard en précisant que : «c’est un couturier. Au sens strict. Tout est modélisé, coupé, cousu par lui. Il sait tout faire. Même s’il ne fait rien seul, il est l’un des rares aujourd’hui à savoir tout faire dans l’élaboration d’un modèle. […] De plus, il a échappé à ce débat un peu archaïque entre le prêt-à-porter et la haute couture» Déjà quelques années auparavant, Michel Cressole écrit qu’Azzedine Alaïa est « le plus discret des grands couturiers, parce qu’il est le dernier, peut être», propos repris par Jean-Paul Goude ainsi qu’Olivier Saillard, citant Azzedine Alaïa comme «le dernier grand couturier» (Source Wikipedia)