Après 15 ans d’activités, le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE) cesse d’exister. Il est remplacé par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Instance consultative nommée par décret du Premier ministre, le Comité, composé de seize membres, peut se prévaloir d’un bilan riche de réalisations parmi lesquelles :

  • Institution de la journée nationale de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions (décret n°2006-388 du 31 mars 2006) et de la journée nationale en victimes de l’esclavage (loi n°2017-256 du 28 février 2017).
  • Contribution à l’organisation des cérémonies nationales en présence du président de la République, du président du Sénat et du Premier ministre. Création du prix de thèse.
  • Organisation d’une exposition annuelle d’une quinzaine de panneaux.
  • Création en 2014-2015 du concours pédagogique national « La flamme de l’égalité » (plus de 5 000 candidats cette année).
  • Création d’un label, très sollicité par les organisateurs de manifestations mémorielles, et soutien aux associations.
  • Organisation de rencontres scientifiques.
  • Contribution à la création de la plateforme numérique Joconde qui recense, dans les musées nationaux, plus de mille œuvres d’art en relation avec l’esclavage.
  • Contribution au renforcement dans les programmes scolaires de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
  • Contribution à la création de la Fondation pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

À l’heure du bilan, le Comité peut s’enorgueillir de ce travail réalisé avec conviction et humilité et dans le cadre d’une frugalité budgétaire (moins de 40 000 euros de budget par an).

L’action du CNMHE a toujours été guidée par la volonté de promouvoir une politique mémorielle ambitieuse. Prise en compte de toutes les mémoires, sensibilisation de la jeunesse, reconnaissance au plus haut niveau de l’État : ce triptyque a été décliné lors de toutes les journées de commémoration organisées par le Comité.

Le CNMHE salue la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Dotée de nouveaux moyens, cette nouvelle structure sera à même de poursuivre et d’amplifier les acquis de ces quinze dernières années.

Pour répondre aux attentes de plus en plus importantes des publics, le CNMHE souhaite également que la Fondation innove aussi bien dans l’accompagnement du travail de mémoire et de la recherche scientifique que dans la défense des patrimoines matériels et immatériels. La diffusion, notamment par l’éducation, de l’histoire des traites, de l’esclavage et de leurs abolitions constituera aussi l’un des grands enjeux de cette nouvelle étape.

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