Comme chaque 1er novembre, le collectif Africa 50 a rendu hommage aux 350 soldats des premières et deuxièmes guerres mondiales enterrés à la Nécropole Militaire de la Doua à Villeurbanne. Ce sont plus d’une cinquantaine de personnes qui ont effectué le déplacement dont de nombreuses découvraient la présence de tombes de soldats africains. On notait la présence de Bruno Bonnell, Député du Rhône et Jean-Paul Chich conseiller municipal délégué aux Anciens combattants, mémoires et politiques patrimoniales représentant le Maire de Villeurbanne.

C’est Michel Evieux de l’APAL (Les Amis de la Présence Africaine à Lyon)  qui a d’abord rappelé le contexte des quatre soldats africains tués lors de la seconde guerre mondiale en particulier à Saul Brenaz dans l’Ain. Leur tombe est situé au carré D ce dette Nécropole.

Jean-Didier Babete (porte-parole adjoint du collectif Africa 50) a au nom de la jeunesse insisté sur le caractère important de ce type de cérémonies. Il est revenu sur le fait qu’en ces temps particulièrement troubles, venir sur ces lieux de mémoire était plus que nécessaire. (discours en entier en fin d’article)

Le Député Bonnell est quant à lui revenu sur l’histoire et a rappelé que ces soldats tous jeunes ont donné leur vie pour sauver la liberté et que cela n’avait pas de prix.

Jean-Paul Chich a souligné que le premier acte barbare des nazis lors de la prise de la préfecture de Lyon fut d’assassiner deux soldats, un noir et un maghrébin. Cela permet de faire remarque le racisme de cette idéologie dont certains relents inondent la pensée de certains actuellement.

Après les dépôts de gerbes et une minute de silence devant le mur des fusillés, c’est la maison SOPE à Villeurbanne qui accueilli les participants pour le pot de l’amitié.

Discours prononcé par Jean-Didier BABETE MATA EKOLOBATO  Porte-Parole adjoint de Africa 50

Bonjour Monsieur le député , Monsieur le représentant du Maire de Villeurbanne, President(e) d’association
Je suis honoré aujourd’hui de prononcer ce discours pour la mémoire de nos aînés et représenter la jeunesse.
Aujourd’hui, nous pouvons être fier de nos vaillants combattants. Ils ont combattus pour sauver la France de la barbarie et pour la devise républicaine. Nous pouvons nous rappeler de la bataille de Reims ou la reprise du fort de malmaison, où les conditions météorologiques ne fut pas les plus clémente pour ces soldats, venus de contrées plus chaudes. Cette épopée doit nous rappeler que la liberté peut-être mise à mal par la haine de l’autre. Nos aînés, malgré leur enrôlement forcé pour la plupart, ont combattus sans faire de différence de couleurs de peau ou croyances religieuses. Ils sont tombés pour ramener un peu de paix dans notre pays et ailleurs. Cette journée nous donne l’occasion d’avoir à l’esprit que la liberté et l’égalité ne sont jamais acquises. Nous pouvons le voir dans les actes discriminants dans la société ou les attentats commis sur notre sol ou ailleurs. C’est la raison pour laquelle nous devons toujours être unis, partagé les valeurs de paix et d’échange interculturelles pour respecter la mémoire de nos dignes combattants. Je conclus par ces mots : la liberté sera toujours une valeur fondamentale pour nos aïeux et notre génération.
Merci à ceux dont nous devons tant.
Vive les anciens combattants , les tirailleurs africains
Vive la France