C’est à l’initiative du Président Jacques Chirac qu’en 2006, que le 10 mai a été défini comme Journée de commémoration nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

En 2006, première année où cette journée fut célébrée à Lyon, ce fut un grand succès avec une marche, un rassemblement place des Terreaux suivis d’une conférence de haut niveau.

D’années en années, cette date du 10 mai est tombée en désuétude au point où l’an dernier aucune célébration n’a eu lieu à Lyon et c’est ainsi qu’en 2010 la ville de Vaulx en Velin a accueilli ce moment de recueillement dans le cadre de la semaine “Une ville, des mémoires”.

Alors que cette journée a un caractère national, plus rien est organisé à Lyon car ni la ville de Lyon, ni la Préfecture du Rhône ne sont mobilisés sur cette question. Même si on peut estimer que cette question dépasse les communautés dans la mesure où elle concerne l’humanité entière. Il est intéressant de se poser la question sur l’implication de la communauté noire à cet égard en rappelant les propos de Nelson Mandela « Faire pour nous sans nous, c’est faire contre nous ».

En interrogeant ces populations, les réponses sont sans ambigüité, « nous avons trop de problèmes pour pouvoir nous mobiliser sur ce genre de questions ». Propos paradoxaux puisque les mêmes seront les premiers à se plaindre de la non reconnaissance de nos élites à ce sujet. L’issue semble inéluctable, ne rien faire et attendre le signe du destin.

Sommes-nous devenus fatalistes à ce point ?

Signe encourageant s’il en est ! Le vendredi 6 mai 2011, une soirée aura lieu avec le groupe haïtien TVICE dans le cadre de cette commémoration. Comme quoi, on aura beau tout faire on revient à la fête, la danse…

Ou le 10 mai 2011, cela fera 30 ans que François Mitterrand aura été élu, prenons le pari que pour les médias ce sera l’événement à célébrer et non la Journée de commémoration nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions