Ce 15 août 2019, la France commémore le 75e anniversaire du débarquement en Provence des forces alliées, prélude à la fin de l’occupation allemande. L’opération, connue sous le nom de « Anvil-Dragoon », avait mobilisé 900 000 hommes au total dont 250 000 Français de l’armée B, placée sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny. La moitié des troupes françaises étaient issues des anciennes colonies : tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles. Ils ont largement contribué à la réussite de cette opération et à la libération des grandes villes comme Marseille, Toulon ou Fréjus

« La force noire »

Charles Mangin, auteur du livre à succès La force noire(1910), fut un des promoteurs les plus ardents du recrutement des soldats africains pour les théâtres d’opérations européens.
Imaginés au départ comme des forces supplétives pour l’entreprise de colonisation, ces militaires africains se sont rapidement retrouvés sur les théâtres d’opérations en Europe. Des troupes algériennes issues de la tribu kabyle des Zwava se sont notamment illustrées à Bazeilles, pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
La dépendance croissante de la métropole à l’égard des bataillons d’Afrique n’a pas toutefois conduit le gouvernement français à inclure l’Afrique dans l’appel à la mobilisation à la veille de la guerre en 1914. Cela s’explique par la polémique que suscitait la question à l’époque. Les partisans de la participation des troupes coloniales à des guerres en Europe, comme le colonel Charles Mangin, auteur du livre à succès La force noire (1910), croyaient que l’Afrique était un formidable réservoir de soldats pour la métropole. D’autres allaient encore plus loin et justifiaient le recrutement des soldats noirs dans les guerres européennes en arguant que l’Afrique avait une dette de sang envers la France. « L’Afrique nous a coûté des monceaux d’or, des milliers de soldats et des flots de sang. Mais les hommes et le sang, elle doit nous les rendre avec usure », affirmait le ministre des Colonies de l’époque Adolphe Massimy.

Source RFI, lire l’article en entier : http://www.rfi.fr/afrique/20140814-france-tirailleurs-senegalais-africains-role-historique-premiere-seconde-guerre

Crédit photo : D.R. RFI

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L’opération rapide est une réussite grâce à l’intervention de près de 450.000 hommes dont environ 250.000 combattants français (contre 250.000 soldats allemands). Les combattants des troupes coloniales de l’Armée d’Afrique sont majoritairement représentés. En tout, près de 225.000 tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles participent au débarquement en Provence.

https://www.nouvelobs.com/societe/20140814.OBS6425/la-memoire-a-blanchi-le-debarquement-en-provence.html

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