Max Edinval aura pris naissance dans un monde où les hommes se seront dit plus jamais cela, dans une Guadeloupe où primaient la culture de l’amour, de la famille et le retour aux racines.

C’est tout naturellement qu’après avoir été le témoin privilégié de cette histoire de l’humanité, il aura vu son île, et singulièrement sa ville de Pointe-à-Pitre, flirter avec Cléo et Inez, les filles capricieuses de Poséidon et Hugo le terrible qui vont raviver en lui la mémoire de destruction que lui avaient inscrite dans son imaginaire les confidences de sa mère, du souvenir douloureux de Siklon 28.

Max est l’enfant illégitime du vent et du feu, confié pour son éducation à une femme à l’âme raffinée et aura été reçu au baptême par la liberté nattée à la brise feuilletée des champs de cannes sucrées et parfumées. Avec une telle formation de vie, cet homme « debout » ne pouvait plus, ne pas s’interroger sur l’importance de l’héritage transgénérationnel, en termes de marqueur dans l’existence .

Selon l’auteur, la famille est la cellule forte de toute société, qu’il nous faudra cultiver par l’amour et dans des champs aussi vastes que l’infini. Cet épicurisme affiché ne doit pas faire oublier le militant affûté qui aura eu à cœur de faire partager son altruisme par les belles lettres, mais aussi pour revenir sur des séquences de l’ADN de notre histoire, expliquant pourquoi nous sommes encore en conflit avec notre double monstrueux, expression caractérisant l’œuvre de l’Anthropologue Albert Flagie. La violence est consubstantielle à notre venue sur ce territoire, qui lui-même est une Terre de Feu et de soubresauts. Nous sommes le fruit de cette violence depuis les origines et ce ne sont pas les récits raturés qui viendront gommer cette évidence.Les Caribéens sont arrivés à croire que «le vivre ensemble» ne peut être approché qu’à travers le prisme de l’Occident, alors même que, malgré les redites de notre histoire, auront toujours su faire fi de nos différences (à quelques exceptions clairement définies parmi les grands hommes politiques) pour créer une vision unitaire, basée autour de la langue et nos structures familiales.

Ce livre est une ode à l’éveil de notre esprit critique, et à notre capacité à faire monde en nous inscrivant dans la reconquête de notre être intérieur qui ne s’arrête pas au seul phénotype, mais qui aura déjà été inscrite depuis la nuit des temps dans notre ADN lui-même inscrit dans notre macrocosme caribéen. L’auteur nous invite à nous réinventer et non plus à nous détruire sur la tribune de nos atavismes. Max EDINVAL met en exergue le génie créateur de nos ancêtres à qui nous devons aujourd’hui lever la tête pour voir par-delà l’optimum de nos idéaux, que notre destin est tout autre que d’être des éternels faire-valoir, et que la beauté scintille en nous, tout comme (dans) cet écrit.

L’auteur

Dès sa naissance en 1947 en Guadeloupe à Pointe-à-PitreMax EDINVAL fut bercé par une mère très attentionnée lui transmettant l’amour des lettres, des mots, du verbe. L’auteur aime lire et écrire. Il héritera ainsi d’une véritable passion des livres le guidant vers l’univers de ses poèmes et de ses premiers écrits jalousement gardés.  Il apprécie de partager son goût pour les belles-lettres avec l’Autre. L’envie de rédiger toujours présente à son esprit, il se plonge avec ravissement dans la réalisation de son rêve qui se transforme en romans. Dans sa quête individuelle, il observe avec naïveté certainement, mais l’altruiste en lui traduit sa sensibilité à travers le comportement de tous ses personnages. Au gré des Alizés, sa vie sera rythmée entre ses activités professionnelles, associatives, de militant politique et familiales où il fait office de père, soucieux de l’éducation de ses enfants, tout comme celle que lui a transmise sa mère bien aimée, aromatisée de cette pointe d’exotisme traditionnel, du monde d’où il vient. L’envie d’écrire toujours présente à son esprit, il décide en 2003 de se plonger dans la réalisation de son rêve qui devient roman. Un bonheur indicible, un ultime refuge dans ce monde tourmenté, un partage avec les autres, tout cela le guide dans sa culture «d’homme de dialogue et d’action» il exècre la position «d’homme de cours soumis à l’autre».

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