En 1921, a été créé à Paris le Comité aux héros de l’Armée Noire. Ce comité, avait pour mission de faire ériger en métropole et en Afrique, un monument à la mémoire des «indigènes» morts pour la France au cours de la 1ère guerre mondiale. Ce sont les villes de Reims en Métropole et Bamako au Mali (ex Soudan Français) qui furent retenues.

L’inauguration du monument de Reims le 13 juillet 1924 à la veille de la Fête Nationale, fut présidée par Édouard DALADIER, ministre des Colonies et donna lieu à une manifestation militaire et sportive au parc Pommery tout proche, marquée par un grand défilé historique de soldats des colonies, et la lecture au haut-parleur d’un poème à la gloire de l’Armée coloniale.

Pendant la 2e guerre mondiale, dès le début de l’Occupation, la statuaire de bronze a été démontée le 10 septembre 1940 par les Nazis «par haine raciale». Embarquée sur un wagon de chemin de fer pour une destination inconnue, elle a sans doute été fondue pour en récupérer le métal Il est à rappeler que le rôle des troupes coloniales dans la libération de Reims a été déterminant, et ça les Allemands ne pouvaient l’oublier

Le 6 octobre 1963 fut inauguré un nouveau monument qui symbolise selon les promoteurs de ce projet «l’union des combattants métropolitains et africains, et le bloc la résistance de Reims et de ses défenseurs pendant la 1ère guerre mondiale».

Aujourd’hui, Cheick SAKHO se bat pour que redeviennent visible par tous le souvenir des héros de la Force Noire et souhaitent la réhabilitation du monument originel.

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