Face à l’ahurissant « débat » sur l’épiderme des milliardaires du ballon rond, les footballeurs et leurs « marchands », il est temps de prendre un peu de recul. Et de constater que, malgré les incantations à la « Diversité », l’imaginaire d’Avant-Guerre continue plus d’un siècle après de formater le nôtre. En effet, les discours tenus aujourd’hui sur l’Afrique restent pour une large part pénétrés des fantasmes nourris par la conquête coloniale à la fin du XIXe siècle.

Pour les saisir à leurs origines, l’auteur de ce livre est remonté aux sources du roman colonial français et a relu plus d’une centaine de romans publiés entre 1863 et 1914.

Enfants perdus livrés à la gueule des lions, explorateurs assiégés par des hordes de cannibales, reines des Amazones à l’ardeur tropicale, sous-off’s ignares proclamés rois par des foules noires émerveillées… : rien ne manquait aux terreurs rassurantes et aux espérances illimitées promises aux lecteurs.

La France, ligotée dans les certitudes rigides du positivisme, du nationalisme et du racialisme, a rencontré l’Afrique à la pire époque de son histoire intellectuelle. « Aux sources du roman colonial »(1863-1914) :

L’Afrique à la fin du XIXe siècle » Jean-Marie Seillan Éditions Karthala 2006
http://www.karthala.com/1638-aux-sources-du-roman-colonial-lafrique-a-la-fin-du-xixe-siecle-9782845866171.html

Sur ce sujet, voir le site de la Société Internationale d’Etude des Littératures de l’Ere Coloniale (Sielec) :
http://www.sielec.net/