J’ai reçu, il y a quelques heures le message d’un Monsieur qui souhaite vous faire partager ce qu’il vit en ce moment. Je vous laisse vous exprimer :

« Bonjour, cela fait déjà plusieurs mois que je lis avec délices les panneaux et les chroniques de Glouba la confidente. Aujourd’hui je me lance et fais partager ce qu’il m’arrive. Marié depuis plus de 25 ans et père de deux enfants, je crois vivre une vie avec le confort attendu même s’il m’arrive parfois comme de nombreux hommes d’avoir les yeux qui regardent « ailleurs ». Pour m’évader d’une vie professionnelle chargée je me suis inscrit à un atelier de peinture qui a lieu une fois par semaine. C’est un véritable moment de détente pour moi que je vous conseille. Le public est autant composé de femmes que d’hommes et chacun est tellement absorbé qu’il ne prête pas attention particulièrement à l’autre.

Ce n’est donc pas le lieu où au détour d’un tableau on tombe sous le coup de foudre ! En revanche il arrive que l’on échange nos points de vue et c’est au cours de ces nombreuses conversations que mon attention s’est portée sur une jeune femme qui semblait très timide assez réservée mais qui lorsqu’on discutait avait des propos qui chaque fois m’interpelaient. En toute simplicité elle arrivait à me faire réfléchir toute la soirée après la fin de la séance. Ma soirée atelier devenait de plus en plus un moment très important de ma semaine que j’attendais avec impatience.

Et un jour je lui ai proposé de boire un verre après l’atelier après l’avoir accompagné puisqu’elle n’avait pas de voiture à ce moment-là. Cela en tout bien tout honneur, je voulais juste en savoir un peu plus. J’appris qu’elle était séparée mère de deux enfants, enseignante de lettres et très passionnée par son métier. Derrière son apparente timidité laissant parfois transparaître une certaine timidité, elle m’a fait remarquer que je cachais derrière mon apparence joviale un certain mal être et que je ne respirais pas le total bonheur dans ma vie de couple. Ce à quoi je lui ai dit que j’étais comme tout le monde mais elle m’a dit oui mais on sent en toi un véritable manque ! En plus c’était vrai devant une telle vision, je la surnommais Madame Soleil et plaisantais souvent en lui demandant les numéros du loto !

Autant vous dire que cette révélation que je n’osais m’avouer m’a bien bouleversé. Nos conversations après nos séances de peinture devenait un rituel, je découvrais alors une femme pleine de finesse artistique, de sensibilité et surtout avec un esprit qui me séduisait de plus en plus. Il faut reconnaître qu’en matière artistique elle était beaucoup plus talentueuse que moi mais que son côté réservé freinait son expression publique. Je l’encourageais même à envisager d’exposer ses œuvres. Je découvris assez rapidement que sa réserve était principalement due à son manque de confiance. Quelque chose en moi commençait à naître mais je ne voulais pas le reconnaître d’autant plus qu’elle me paraissait de plus en plus inaccessible car très déçue par les hommes. J’en avais fait inconsciemment ma femme idéale car elle avait toute la beauté avec un sourire éclatant derrière ses yeux, parfois elle pouvait fondre en larmes car autour d’elle on ne lui faisait pas de cadeaux… Elle était élégante comme il le fallait sachant varier ses tenues au gré des circonstances. Elle avait la conversation qui me permettait à chaque fois de m’évader. Lors de nos dîners après une pièce de théâtre ou un beau film, j’oubliais le monde qui m’entourait, lors de nos ballades dans lieux très « culturels » j’en apprenais tant que je ne voulais pas que ce moment s’arrête à ses côtés…

En fait je commençais à avoir des sentiments mais me connaissant je refusais d’y succomber car je savais que j’allais avoir du mal à gérer. Je m’investissais de plus en plus dans des projets au niveau professionnel et multipliait les moments avec ma famille mais c’était plus fort que moi, tous les matins lorsque je n’avais pas son petit message, j’avais l’impression que ma journée n’avait pas commencé. Je tentais de me rassurer en me disant que ce n’était que cérébral mais lorsque je comparais avec ce que je ressentais avec mes amis, il y avait une grande différence. Et puis à chaque vacance elle partait avec ses enfants dans des lieux diverses et variés toujours à la découverte de la culture de l’autre. Lorsqu’elle me l’annonçait j’étais partagé entre deux sentiments : content qu’elle puisse s’évader car en face je ne luis proposais pas grand-chose et de l’autre je lui disais « tu vas me manquer ». Depuis que nous nous connaissons, nous n’avons jamais eu de moments de tendresses même légers ! Je crois qu’elle me paraît vraiment inaccessible… Là elle est en vacances loin de moi, je crois que cela fait du bien à ses enfants et à elle. La dernière fois lors de nos furtifs échanges sur facebook elle m’a écrit « tu me manques ». A la lecture de ces mots, j’éprouvais une véritable joie mais sont-ce simplement nos moments de complicité au cours de balades, dîners… qui manquent ? Toujours est-il que je prends avec un réel plaisir tout ce que je vis et merci à cet atelier de peinture de m’avoir fait découvrir cette muse.

Ami(e)s de Glouba la confidente, Je voulais partager avec vous ce qu’il m’arrive qui va sembler très banal pour beaucoup voire la preuve d’un manque de courage mais bon chacun est comme il est et je vous souhaite de vivre aussi ces bons moments de complicité »

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