De retour de la conférence Pendant ces deux jours de travaux sur l’entrepreunariat et croissance, plusieurs axes ont été développés.

En ouverture le représentant de l’AFD (Agence Française pour le Développement) pour le Togo, le Président du club africa 2030 et le Président de l’association des entreprises du Togo Ont prononcé des discours au cours desquels ils sont revenus sur les enjeux économiques pour les années à venir

Cette journée d’ouverture est consacrée à l’entrepreunariat des jeunes.

En 2050 l’Afrique comptera 2 fois plus d’habitants avec 30% des jeunes

La dynamique entrepreunariale des jeunes, est une obligation pour survivre. Et c’est en Afrique que le taux d’entreprise des jeunes est le plus important dans le monde.

En 2030 le continent qui sera le plus dynamique en terme de création d’emploi sera l’Afrique.

Mais 4 éléments sont nécessaires pour y parvenir :

– l’éducation,

– se nourrir,

– la santé,

– l’entrepreunariat.

Le secteur privé est celui qui crée le plus d’emplois, mais il a besoin du secteur public qui est le premier architecte de l’environnement économique avec les rôles suivants :

– assurer la stabilité socio politique, un pré requis

– fixer un cadre institutionnel favorable aux investissements

– donner une formation adaptée aux besoins de l’économie aujourd’hui 75% des étudiants suivent les filieres sociales, 6% s’orientent dans le secteur scientifique et technique

– une justice équitable

– une politique fiscale attractive

– le financement, indispensable à toute activité économique

– favoriser l’accès aux nouvelles technologies

Le rôle du secteur privé est d’être le pilier de l’attractivité de l’investissement, et suppose de savoir détecter les niches et les exploiter. L’innovation est un défi permanent que les entreprises doivent avoir en tête de leur préoccupation.

Les grandes entreprises doivent soutenir les jeunes poussent, la dynamique partenariat public/privée doit être recherchée.

Le cas du Togo :

L’environnement économique connait une amélioration depuis les 10 dernières années.

La part de l’industrie reste faible, une politique fiscale qui oscille entre 25% et 30%, l’impôt sur les sociétés est de 28%.

Un faible développement de l’agro industrie.

Au niveau de la formation, trop de togolais ne bénéficient pas de centres de formation technique.

La clé du développement réside dans la mise en place d’un partenariat public/privée

Intervention du représentant du FMI au Togo

Les perspectives économiques régionales de l’Afrique, comment convertir le potentiel en réalité ?

Comment faire pour favoriser l’investissement privé dans l’emploi des jeunes?

Depuis 2014, l’Afrique connait un décrochage en terme de croissance économique. On a besoin de croissance pour partager la richesse. Il faut 7% de croissance en Afrique pour réduire la pauvreté.

La croissance africaine est tirée vers le haut par la hausse des prix des matières premières, et ce sont les pays pétroliers qui sont les locomotives de cette croissance. Pour éviter d’être dépendant des matières premières, il faut créer de la richesse.

En Afrique 33 pays ont une croissance positive par habitants, 13 ont une croissance négative, c’est alarmant car dans ces 13 pays 43% sont les grands pays.

45% de la population se trouve dans les pays qui ont une croissance négative.

En clair, en 2050 la population africaine va doubler, mais si l’on n’y prend pas garde, la majorité de la population se trouvera dans des zones à croissance négative.

Dans les réponses à apporter pour favoriser les investissements, on retrouve :

– la bonne gouvernance économique

– maitriser l’inflation dans les produits alimentaires, cette inflation est en baisse mais uniquement depuis mai 2017.

– la croissance est actuellement financée par de l’endettement, ce qui n’est pas un bon signal.

– Depuis 2015, la dette repart au galop, ce qui fait qu’un quart des richesses est dirigé vers le remboursement de cette dette, au lieu de consacrer cet argent au financement des entreprises.

Au Togo, la dette publique est de 80% du PIB. Les services de la dette empêchent de couvrir les demandes sociales

Les recettes devraient permettre d’allouer des ressources pour le financement des besoins sociaux, comme l’entrepreneuriat des jeunes et l’emploi en général.

Mettre en place un impôt plus équitable et réduire la part de l’informel qui est très important.

Croissance résiliente en zone UEMOA.

La zone UEMOA a une croissance de 7% tirée par la Côte d’Ivoire où l’état crée de la place pour le secteur privé en même temps qu’il finance les services sociaux et les infrastructures. Mais globalement on est en deçà des objectifs.

Table ronde sur la démographie et formation et emploi des jeunes en présence de Victoire Dogbe, Ministre du développement de base, de l’artisanat de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La question agricole a été au centre de cette intervention, et beaucoup de jeunes se mobilisent pour ce secteur.

Madame la ministre en réponse aux questions sur la difficulté des jeunes à trouver des ressources tant financières que sur l’accompagnement, a insisté sur l’existence d’outils et des mécanismes pour réussir.

Selon elle, beaucoup de jeunes manquent d’éléments de base pour structurer leurs projets (plan d’affaires, études de marché, etc…).

Les jeunes sont des clients potentiels pour les banques, et son ministère doit à la fois mobiliser les jeunes, mais aussi rassurer les banques et les structures financières, ce qui passe par un accompagnement des jeunes sur les bases d’un partenariat entre le gouvernement et les jeunes d’une part, mais aussi entre le gouvernement et les structures financières d’autres parts. Le gouvernement ne peut rien faire seul mais se doit de créer les conditions propices pour à l’emploi des jeunes.

On observe un retard dans le déblocage des crédits dans les structures micro finances et dédiés à la l’investissements.

Dans la série des questions/réponses, une  question a pointé une anomalie : sur les 700 millions de Fcfa alloués chaque année à la accompagnement des jeunes, 60% vont à la formation, et 40% sont consacrés à la recherche de financement.

Un espoir qui vient de la BAD qui a accordé 12 milliards FCFA dans le programme d’insertion des jeunes surtout dans le domaine de l’agriculture.

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