Devant un public motivé, Christophe AMANY, coordonnateur principal, rappelle que la Culture est le coeur du Collectif Africa 50, puis Sadjo NGAIDE présente le parcours singulier d’Ahmadou KOUROUMA, né en Côte d’Ivoire en 1927 et décédé à Lyon en 2003 et montre l’unité profonde de chacune des oeuvres de l’auteur autour de la violence et du mal.

A son tour, Christine ADJAHI articule l’analyse du roman « Allah n’est pas obligé » sur Birahima, l’enfant-soldat orphelin qui tue sans état d’âme, avec un seul objectif en tête : retrouver sa tante Mahan, sa seconde maman.
C’est lui qui parle : « Maintenant, après m’être présenté, je vais vraiment, vraiment, conter ma vie de merde de damné. »

Le débat aborde la question des enfants-soldats dans le monde et du sort qui leur est réservé après leur libération, puis se développe
*sur l’écriture au scalpel inspirée du malinké,
*sur l’ambiguïté des récompenses décernées en France à Ahmadou KOUROUMA, alors qu’il s’était exilé à Lyon depuis 2000 pour avoir dénoncé les injustices et errements de son pays
*et sur les préoccupations des auteurs africains contemporains.

Il en ressort que ce nouvel évènement littéraire a trouvé son public et qu’il conviendra de filmer les prochaines rencontres pour d’autres publics ou pour des colloques.

Jacques LYANT
chargé de mission Culture
www.association-anan-niger.fr
www.africa50lyon.org