Plus aucun laissez-passer pour les morts. C’est l’une des conséquences de la fermeture des espaces aériens mondiaux en pleine pandémie liée au coronavirus : les rapatriements funéraires depuis la France sont compromis. Un déchirement pour de nombreuses familles, notamment dans les diasporas africaines : beaucoup n’ont pas d’autre choix que d’enterrer leurs proches décédés sur le sol français. A l’épreuve du deuil s’ajoute alors la culpabilité de ne pas pouvoir respecter les dernières volontés des défunts.

« C’est une douleur indescriptible. Je ne souhaite à personne de vivre cela », confie Mohamed (les personnes interrogées ont requis l’anonymat), la voix lourde. Son grand-père est mort à l’âge de 85 ans, dix jours après l’entrée en vigueur des mesures de confinement en France. « On n’a pas pu lui rendre visite pendant ses trois jours d’hospitalisation. Même pas un coup de téléphone. Et après sa mort, impossible de voir son corps. Pour nous, c’était la double peine », explique l’homme de 29 ans.

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